Le lendemain, je me rend a l'agence chargee de me procurer mon invitation ouzbek pour avoir quelques nouvelles: la lettre devrait etre prete lundi matin. L'ambassade etant evidemment fermee ce jour la, je pourrais obtenir mon visa dans la journee de mardi.
De retour a la guesthouse je discute avec d'autres voyageurs et apprend qu'il y a ce week-end un festival de chasse a l'aigle dans un petit village sur la rive sud du lac Issyk Kul. On decide de former un groupe et d'affreter un minibus pour le lendemain matin. Rendez-vous a 6h00 pour le petit dejeuner.
Le lendemain matin, tout le monde est en retard et nous partons finalement vers7h30 pour la station de bus. Nous sommes sept `et tentons donc d'avoir un minibus 'prive' qui evitera de s'arreter a tout bout de champ pour laisser monter ou descendre des passagers. Apres plusieurs rounds de negociation, nous partons finalement pour le festival, embarquant au passage un Zurichois qui cherchait egalement a s'y rendre.
Nous payons une partie de la somme au depart et convenons avec le chauffeur et son patron (qui nous accompagne tout le trajet) de payer le solde une fois a destination.
Le trajet se deroule sans encombre et nous arrivons apres pas mal d'heures de route a la 'ville' proche du village (7km). La le minibus stoppe et le patron nous informes que nous sommes arrives a destination. N'etant pas completement supide, nous nous rendons assez vite compte que ce n'est pas la destination finale. Nous trouvons un jeune qui parle anglais et qui veut bien jouer les interprete pour nous.
Le patron du minibus pretent maintenant que nous avons demande la transport jsuqu'a cette ville et que si nous souhaitons aller plus loin, il faut payer un supplement!
On lui repond que non, que c'est au village ou a lieu le festival que l'on veut aller et si nous n'y allonspas on refuse de payer le solde. La discussion s'anime et le patron du minibus devient nerveux. Apres un moment. il empoigne le canadien que nous avions designe comme caissier et porte-parole. Nous tentons alors de recuperer nos bagages dans la minibus, mais la patron, ayant lache le canadien, nous empeche de passer et ferme la porte du bus a cle, enfermant du meme coup une italienne. Pendant que les autres parlementes, je passe avec un hollandais de l'autre cote du bus et nous penetrons dans le bus par la porte cote chauffeur, liberons l'italienne et sortons tous les sacs par-la.
Le patron s'en parcoit, trop tard, et redouble alors de colere. Il s'en prend aors encore une fois au canadien, mais en plus mechant... ce dernier lui paye le solde pour echapper aux coups qui le menace. Une fois paye, le bus nous laisse en rade dans cette petite ville. Nous negocions donc un autre vehicule a prix d'or pour parcourir les 7 derniers kilometres.
Nous arrivons 10 minutes avant le debut de la demonstration de chasse a l'aigle, juste a temps pour nous positionner avec les autres spectateurs sur le terrain de chasse pour observer tout ca.
Les chasseurs, vetus de leurs costumes traditionnel prennent position sur une petit colline. Des assistants emmenes les cibles, des jolis petits lapins tout blanc, dans le champs.
Le premier lapin est lance en l'air et le premier aigle lache. Apres une rapide reconnaisance, il fonce sur le lapin et l'immobilise avec ses serres. Il attague ensuite le ventre de la malheureuse bestiole avec la bec. Le but est de lui vider les entrailles. Une fois debarasse de son interieur, le lapin fini par mourrir pendant que l'aigle le deguste gentillement. A ce moment, le chasseur l'aura alors rejoint et pourra alors recuperer le lapin.
Nous aurons droit a trois demonstrations et le reste de la journee se passera au soleil sur la plage du lac Issik Kul.
Le soir, apres un maigre repas servis a la yourt (etonnement pas de lapin au menu), nous sommes invites a la 'soiree disco' autour du feu. Bonne ambiance et abondace de bieres et vodka.
Le matin. reveil difficile... nous retournons en ville et rendons visite a un des chasseurs dans sa maison. Il nous offre quelques kilos d'abricots du jardin pour la route.
Notre groupe se separe ensuite pour partir dans des directions differentes. Pour Bishkek, nous sommes quatre et nous trouvons sans difficultes des places dans un minibus regulier.